Qui développe les logiciels libres ? Comment est-il possible que les logiciels libres soient compétitifs par rapport aux solutions propriétaires ? La gratuité du droit d'utilisation masque-t-elle des coûts cachés, et si oui lesquels ? Les services d'intégration autour du logiciel libre sont-ils arrivés à maturités en France ? D'un point de vue juridique, que valent les licences des logiciels libres ?
— 1. Qui développe les logiciels libres ?
C'est le projet GNU, initié par Richard Stallman et développé par des hackers, qui est à l'origine des logiciels libres, dès 1984. De très nombreuses communautés de développeurs, dont des fondations, se sont ensuite créées dans le monde, composées de bénévoles, d'étudiants, de chercheurs, etc. Elles ont ensuite évolué - pour certaines - vers des ensembles de contributeurs constitués en société.
— 2. Pourquoi les logiciels libres sont-ils compétitifs ?
Développés selon un mode de travail collaboratif, les logiciels libres sont élaborés grâce aux contributions des membres de la communauté. Une core team - composée de contributeurs de haut niveau - effectue les contrôles et assure la cohérence et la qualité des développements. Cette organisation permet de produire des logiciels dont le coût est limité et la technicité élevée. De plus, la communauté joue un rôle important dans le déboguage (d'autant plus rapide que les contributeurs sont nombreux) des nouvelles versions, assurant un contrôle qualité à (parfois) grande échelle et réactif.
— 3. Les coûts cachés de l’Open Source : mythe ou réalité ?
Une fois un package acheté ou une distribution téléchargée, des compétences pointues en termes notamment d'intégration sont le plus souvent nécessaires. Des coûts de formation, de support et de mise à jour sont également à prévoir, à moins de posséder ses propres équipes en interne, ce qui constitue une autre forme de dépenses (fixes). D'une manière générale, les coûts sont déportés vers le service.
— 4. Les services d’intégration Open Source en France
Dans l'hexagone, des sociétés de services spécialisées dans les logiciels libres (SSLL) se sont créées, mais peu parviennent pour le moment à sortir du lot. Les grandes SSII ont en revanche senti le vent tourner et ont pris le train en marche avec un certain succès. Des fournisseurs tels que IBM, Oracle, HP ou Dell fondent eux aussi une large partie de leur stratégie sur Linux et les logiciels libres. Globalement, l'offre est donc variée.
— 5. Licences Open Source : cadre juridique et obligations
Les licences - notamment la GPL - offrent un cadre légal très précis aux logiciels libres. Des tribunaux ont récemment reconnu leur validité. Cela étant, l'utilisateur doit être particulièrement vigilant au statut des composants estampillés "logiciels libres" qui lui sont fournis et à l'obligation de redistribution des développements qu'il effectue, sauf à se procurer des composants sous une autre licence (BSD par exemple). Par ailleurs, la licence GPL n'implique aucunement un support de l'auteur, et encore moins une garantie contre d'éventuels problèmes.
Pour en savoir plus sur la politique que mène notre agence web parisienne par rapport au technologie Open Source :
source : http://www.journaldunet.com/